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Louise Merzeau : contributions à Médium

La Rédaction , 5 avril 2018

Comme médiologue, Louise s’est aussi exprimée ailleurs et autrement… Ce n’est pas « tout Merzeau », loin de là, mais voici la liste de ses contributions à Médium.

M43. Charlie et les autres (avril-juin 2015).

#jesuischarlie : le médium identité.

Historique ! Engendré par un simple tweet, viralisé par le réseau, un processus social et politique sans précédent s’est avéré : faire d’un JE un NOUS.

M41. Rythmes (octobre - décembre 2014).
Coordonné par Louise Merzeau et Régis Debray.

Le flâneur impatient.

Elles nous programment, nous re-programmons. Elles nous segmentent, nous déambulons. Elles accélèrent, nous paressons. Avec les machines, on peut toujours ruser.

M37-38. Secrets à l’ère numérique (octobre 2013 - mars 2014)

Partager ses secrets en public.

Non, les réseaux sociaux en ligne ne tuent pas l’intimité. Le secret s’inscrit désormais dans le partage même, au sein de l’espace public numérique. Il donne lieu à des stratégies subtiles, pour rester entre soi, en rusant avec les algorithmes indiscrets des nouvelles industries de l’identité.

M34. Récits du pouvoir, pouvoirs du récit (janvier-mars 2013).

Twitter, machine à faire et défaire l’autorité.

Avec le microblogging, qui brise les murs dressés entre l’intime et le public, les figures de l’autorité ne sont plus la clôture et le surplomb. Dans le nouvel espace public, l’autorité ne requiert plus ni œuvre ni auteur.

M32-33. Copie, modes d’emploi (juillet-décembre 2012)
Coordonné par Louise Merzeau et Régis Debray.

Médiologie de la copie, par Louise Merzeau et Régis Debray.

L’évolution des moyens techniques scande à bien des égards l’histoire de la culture. De la copie manuscrite à la reproduction mécanique des textes, de la peinture à la gravure, de la photographie au disque et du microfilm au microprocesseur, chaque âge technologique perfectionne la qualité et amplifie le nombre de copies. Ce qui modifie peu à peu le rapport de l’un au multiple, et valorise l’original à mesure que se répandent ses avatars

Copier-Coller

Il est temps de réhabiliter le copier-coller comme paradigme d’un nouvel âge médiologique. Mais la raison graphosphérique qui est encore la nôtre a bien du mal à s’y résoudre, et préfère stigmatiser des comportements imbéciles ou coupables. Pourtant, on ne sauvera rien de ce dont on redoute aujourd’hui la perte en refusant de considérer l’ampleur et la complexité du phénomène. En refusant de voir que ce qui empoisonne ainsi nos certitudes est peut-être aussi le remède…

À l’ère numérique, la copie ne change pas seulement d’échelle, mais aussi de portée stratégique et culturelle. La pratique du copier-coller doit en ce sens être réexaminée pour que soient d’abord distingués le plagiat – favorisé par la disponibilité des ressources et l’efficacité des moteurs de recherche – et les techniques de collecte et de montage – vecteurs d’une dynamique d’appropriation des biens culturels. La dimension technique de la copie doit ensuite être replacée au centre de la performativité numérique. Des diverses formes de copie transitoire, indispensables à la circulation des informations, à la duplication algorithmique des données, qui fait aujourd’hui la loi sur les réseaux, c’est toute l’économie de la publication qu’il faut repenser. Dans ce contexte, plutôt qu’un durcissement du copyright, c’est d’une défense d’un Internet public que nous avons besoin, afin d’endiguer la logique de silos que les grands acteurs du Web appliquent à la gestion du cloud.

M29. Réseaux : après l’utopie (octobre-décembre 2011).
Coordonné par Louise Merzeau et F.-B.Huyghe.

L’utopie originelle de l’Internet a récemment connu un coup de jeune : tout communique, rien ne s’impose, la démocratie est à un clic d’ici. Mais, à l’enthousiasme des “révolutions 2.0”, clamé par tous les médias au lendemain des révoltes arabes, succède le doute : les réseaux peuvent-ils durablement changer le monde ?

Le politique, c’est le médium, dialogue avec Milad Doueihi.

Que retenir de cette exploration du politique à l’âge des réseaux sociaux ? Que le politique c’est le médium ? En tout cas, « notre » identité et « leur » autorité ne pourront plus faire l’économie de la médiation numérique.

M24-25. Frontières (juillet-décembre 2010).

Entrouvert : périmètres de la personne en hypersphère.

M23. (avril-mai-juin 2010).

« Symptôme » : Michael Jackson ou le traité du spectacle.

M20-21. « Nous » (juillet-décembre 2009).

La Toile.

Qu’on soit connecté ou non, notre vie sociale, publique ou privée, sera de plus en plus régie par les logiques de traçabilité, de recyclage et d’interactivité induites par la gestion numérique de nos rapports. Identité, légitimité, responsabilité… l’ensemble des droits de cité sont appelés à se redéfinir, par réaction, hybridation ou mutation.

M18. « Bonjour Roland Barthes » (janvier- mars 2009).

Du signe à la trace.

Si Roland Barthes était vivant, il égrènerait ses biographèmes sur le réseau. Son blog, le-plaisir-du-web.com, serait l’un des plus fréquentés de la Toile. Courts billets ciselés d’intelligence, langue inventive et néanmoins toujours accessible, érudition de l’ordinaire, liberté d’énonciation… Barthes serait à n’en pas douter le prince de la blogosphère. Du moins pendant quelques semaines…

M13. (octobre-décembre 2007).

Une nouvelle feuille de route (De la vidéosphère à l’hypersphère).

En même temps que s’intensifient les pratiques médiatiques, les discours critiques à l’encontre des médias se multiplient. La médiologie doit se pencher sur cette mise en cause de la médiation, pour la décrire et en mesurer les enjeux. Mais aussi pour remettre en question son propre positionnement dans les débats que soulèvent l’évolution des techniques et des usages. L’opposition entre communication et transmission doit en particulier être assouplie, si l’on veut décrypter le passage de la vidéosphère à l’hypersphère, centrée sur l’information. On pourra alors mettre en évidence la logique d’hybridation qui préside à la plupart des dispositifs et des pratiques de l’ère numérique. Notamment celle qui associe la personnalisation et la normalisation, le stock et le flux, ou bien encore le code et l’indice.

M12. Qu’est-ce qu’un chef ? (juillet- septembre 2007).

Figures du chef au cinéma.

Les mécanismes de la gouvernance et de l’autorité ne s’exercent qu’à travers une mythologie, simultanément mystificatrice et normative. Il n’est pas de chef sans une figure, où s’incarnent la rencontre d’un pouvoir et d’une aspiration. (…) En ce sens, le cinéma offre plus que des illustrations. Il produit des modèles de légitimation, susceptibles d’alimenter une philosophie des regards qui est aussi une pensée du politique.

« Salut l’artiste » : Baudrillard, l’allégresse de disparaître.

Jean Baudrillard aimait prendre des photos. Il parlait souvent de cette allégresse – celle des matins de lumière sur une ville, ou de l’oblicité d’un livre sur une table. Moments de joie, solitaires et gracieux. Sans autre conséquence qu’une effraction dans le principe même de réalité...

M10. Le numérique en toutes lettres (janvier-mars 2007).

Le livre déplié (entretien avec Michel Melot)

Comprendre pourquoi le livre, cette invention vieille de deux mille ans, résiste à l’assaut des nouvelles technologies.

« Salut l’artiste » : Louise Merzeau, par Régis Debray.

Pour joindre l’acte à la parole médiologique, la monstration à la prédication, il faut plus que du talent, il faut de l’audace. Louise Merzeau ne manque ni de l’un ni de l’autre. Elle s’implique comme artiste, dans ce qu’elle explique théoriquement, par concepts. Écrivain et photographe, graphiste et imagière, elle a l’hybridité heureuse et radicale. L’hypersphère, elle nage dedans, elle vit avec, elle en fait un exercice visuel et quotidien. Ses montages ne sont pas les illustrations a posteriori d’une thèse d’université ou la transposition sur écran d’une idée du monde : ce sont les symptômes d’un travail en cours, celui du monde d’aujourd’hui, tel qu’il se fabrique, se visionne et se vit en chacun de nous, sur et par l’écran.

M9. (octobre-décembre 2006).

« Concept » : Mémoire.

S’il n’y a pas d’objet médiologique, mais seulement des manières médiologiques de croiser technique et culture, la mémoire pourrait bien faire exception, et constituer le point focal de nos problématiques.

« Symptôme ». Le coton mondialisé : sur le livre d’Erik Orsenna, Voyage aux pays du coton. Petit précis de mondialisation, Fayard, 2006.

M7. (avril-juin 2006).

« Salut l’artiste » : Cinq entrées dans l’œuvre de Philippe Hurteau.

Né en 1959, le peintre Philippe Hurteau produit aussi des images numériques, des installations picturales et des textes.

M5. (octobre -décembre 2005).
« Bonjour l’ancêtre » : Mallarmé.

Présenté comme l’ennemi d’une réalité que sa matérialité rendrait vulgaire, il incarne pour beaucoup le repli de l’homme de lettres, préférant au commerce de ses contemporains la solitude obscure des signes et des idées… Et pourtant…

M4. (juillet-septembre 2005).

« Concept » : Médiasphère, par Régis Debray et Louise Merzeau

S’entend par ce mot la sphère de circulation des traces et des individus techniquement déterminée par les modes de transport dans l’espace et dans le temps prévalant à un moment donné de l’histoire.

M3. (avril- juin 2005)

Quels arts de masse ?

La production des œuvres a toujours été dépendante de ses moyens techniques, et la notion d’art de masse ne doit pas nous cacher la différenciation des publics et les stratégies culturelles qu’elle autorise. Voici donc la réponse d’une médiologue à Roger Pouivet (« Sur l’art de masse »).