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Les temps qui viennent

Le monde qui vient serait « post-politique », sous l’emprise d’une puissance hégémonique qui s’appuie sur un soft-power (GAFA…) plus efficient qu’un hard-power déclinant.
Un régime hégémonique post-politique (sans-frontières, viralité, gouvernance, plateformes globales, pas d’opposants légitimes…) se distingue point par point d’un régime de domination politique : frontières, gouvernements, institutions nationales, oppositions, hard-power…
Aux institutions différenciées de l’ancien monde se substituent des plateformes socio-techniques globales, vouées au commerce et la conversation formatée, sous la surveillance des algorithmes. Un milieu « virtuel » affecte toutes les dimensions du « réel », défié par la fiction et la simulation.
« Le numérique, c’est la machine à démonter le temps »), entre le « post- » (ce qui est dépassé), le « néo- », ce qui revient, parfois sous la forme névrotique d’un retour du refoulé : le réel, l’identité, la nature même…
L’hegemon est moins un maître qu’un « influenceur » et un « directeur de conscience », et qui délègue volontiers ces fonctions à ses sujets dument catéchisés, numérisés par leur smartphone…
Dépourvue de tout extérieur, l’hégémonie ne peut sombrer que dans ses propres turpitudes, décimée par les virus (naturels ou « produits en laboratoire »), et les bugs de son logiciel…
Vers le post-humain, par extermination de l’espèce (les pandémies, le chaos) ou bien son dépassement, par le trans-humanisme technologique ?

Dictionnaire des temps qui viennent...