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L’Argent

Le siège de tous les paradoxes

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par Paul Soriano

Publié le : 18 septembre 2014. Modifié le : 13 août 2020

Agent tout puissant et docile, dépourvu de valeur substantielle mais qui relativise toute valeur, « signe » de tous les biens avant qu’eux-mêmes ne deviennent de simples signes extérieurs de richesse, l’argent multiplie les paradoxes. L’un d’eux commande sans doute tous les autres : un bien public (la monnaie) est aussi l’instrument d’appropriation privée de la richesse (l’argent). D’où il résulte que cet objet de croyance commune ne tenant qu’à la confiance réciproque alimente crainte, soupçon et ressentiment.

Équivalent général, l’argent « nivelle » tout, et dévoile aussitôt les inégalités les plus insensées, qu’il rend crûment mesurables, quand les revenus d’un seul homme se mesurent en dizaines de milliers de SMIC. Mais il se prête aussi bien aux prélèvements obligatoires ordonnés par l’État pour financer la dépense publique et redistribuer la richesse.

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