Médiologie
In medias res

Accueil > Publications > Médium > Médium 36 « L’esprit des lieux »

Médium 36 « L’esprit des lieux »

Juillet-septembre 2013

par La Rédaction

Publié le : 19 juillet 2013

Dans ce numéro de Médium, on effectue une visite de « lieux », au sens propre comme au sens figuré, puisque ce terme désigne aussi bien un lieu physique qu’un phénomène de langage tel qu’un « lieu commun », par exemple.

En anglais on qualifie même de topic (du grec topos, lieu) un sujet de réflexion. Et l’on sait bien qu’un « d’où parles-tu ? » peut parfois utilement préciser un « que dis-tu ? ».

Sommaire

Ouvrir et fermer le sommaire

In situ
par Paul Soriano

14/44, le piège
par Philippe Ratte

Va-t-on fusionner les deux commémorations ? Faut-il encore célébrer batailles, victoires et justes causes ? Ou plutôt déplorer les dizaines de millions de victimes de ces événements ? Plaidoyer pour l’idéal démocratique de dignité, d’égalité et de respect de la personne humaine : une réplique de l’universel à la totalité.

Broch : la condition du somnambule
par Robert Dumas

Pourquoi lire Broch, cet écrivain sans postérité, né à Vienne en 1886 et mort en 1951, exilé aux États-Unis d’Amérique ? D’abord parce qu’il sut mettre en lumière l’homme comme être symbolique. Ensuite parce qu’il a abandonné le confort d’un milieu industriel pour se vouer à une littérature exigeante, capable d’explorer l’expérience métaphysique des hommes.

Troubles dans l’écriture
par Michel Melot

L’histoire de l’écriture n’est plus ce long fleuve tranquille qui prenait sa source à Sumer pour aller se jeter dans l’alphabet, loin du continent des idéogrammes chinois. Les écritures de l’image et du son, celles des calculs et des programmations, circulent à vive allure au large de la langue. L’écriture mécanique déjà s’émancipait du scribe ; mais qu’advient-il de l’écrivain, à l’ère des codes numériques que seuls savent lire les robots ?

Le roman, sanctuaire du moi
par Blanche Cerquiglini

À l’ère numérique, le moi s’éclate dans l’espace dispersé et le temps haché des réseaux sociaux. Alors, pourquoi cette forme archaïque qu’est le roman continue-t-elle d’imposer son unité close à l’écriture de soi ? Qu’apporte-t-elle qu’Internet n’offre pas ?

Un blog scientifique
par Olivier Le Deuff

Quand les écritures de soi se nichent là où on les attendait le moins.

L’esprit des lieux

Le cérémonial du vestiaire
par Robert Damien

Le vestiaire n’est pas un lieu trivial. C’est une enceinte rigoureusement architecturée où l’organisation du nous requiert de chacun qu’il se dépouille avant de prendre l’habit, qu’il se concentre et s’équipe en vue de se livrer, en forme et fraternellement, au bonheur du combat.

Internet et la ville
par Florian Forestier

La métaphore urbaine est pertinente et féconde pour comprendre ce qu’est le cyberespace. On observe du reste, concrètement, une hybridation de ces deux espaces : à mesure que le Web s’inscrit de plus en plus étroitement dans notre pratique quotidienne de la ville, celle-ci en acquiert une profondeur nouvelle, à la fois cognitive et vécue.

Saint Augustin sur scène
par Stéphane Ratti

Il faut rapporter les sermons de saint Augustin à leurs conditions pratiques d’énonciation, restituer cette parole en acte dans l’espace ecclésial, à voix haute et face à un public parfois réticent : cette précarité fait sa force.

Saint-Florent : la visite-à-Gracq
par Régis Debray

La visite au grand écrivain en France constitue une figure canonique de la transmission culturelle. Aussi la visite-à-Gracq est-elle devenue un genre littéraire en soi. Retour sur un lieu, une maison et un homme.

La Maison de la radio
par Robert Dumas et Daniel Bougnoux

Après avoir exploré le musée du Louvre, une école de campagne, la cage de Nénette au Jardin des Plantes, le cinéaste Nicolas Philibert s’en va vers la Maison de la radio. Ainsi se nomme le film, prétendant que le bâtiment et sa fameuse circularité en sont le véritable sujet ou objet.

Des vessies et des lanternes
par Paul Soriano

Les idées, c’est entendu, ne voyagent pas toutes seules. Mais comme le suggère l’étymologie du mot métaphore, il existe au sein même de la langue des moyens de transport du sens dont la rhétorique assure la logistique afin de mieux informer, convaincre, émouvoir ou amuser.

Métamorphoses de la cupidité
par Pierre Chédeville

Chaque époque a les cupides qu’elle mérite. Au lieu d’incriminer un prétendu vice de l’éternelle nature humaine, tentons d’observer les tours et les détours historiques de la cupidité.

Pense-bête
par Régis Debray

Effet pervers
Liaisons dangereuses
God Save Toynbee
In God we trust
Féminitude
Tout compte fait
Division du travail
Pater noster
Saumâtre dialectique
Open access
Privilège de l’âge
Adieu les verticales