RÉFLEXIONS (EN COURS)

 

 

       

L’identité…  
     
 

Vaste sujet, déjà maintes fois abordé, mais qu’on peut apprivoiser, par exemple en distinguant les sources : 1) identité reçue ou subie (ethnie, religion des pères) ; 2) choisie (la République) ; 3) « consommée » (la consommation identitaire) ; 4) construite (et déconstruite) : identités numériques. Et bien entendu : hybridations !

 
       
  Hybridations : ceci fécondera cela  
       
   

L’hypersphère est le siège d’hybridations infinies. Les médias en ligne par exemple sont multimédia (ils conjuguent la parole et l’écrit, l’image et le son…). A l’image du commerce,  tout devient « multicanal ». Le numérique est binaire mais, paradoxalement, partout dans ses applications  le ET se substitue au OU. Au « ceci tuera cela » il faut peut-être désormais préférer : « ceci fécondera cela ».

 
       
  Post mortem  
       
   

Pas nécessaire de faire tourner les tables pour faire parler les morts. Ni d’adhérer au spiritisme pour s’en convaincre : il y a bien une vie après la mort. Privilège des grands de ce monde, l’accès à la postérité va-t-il à son tour se démocratiser ? Et dans quel état survivre, sous quelle identité ?

 
       
  Robot et robotique  
       
   

L’extase du médiologue : un être pleinement matériel et technique qui ressemble de plus en plus à un sujet. La prothèse absolue. Rien qu'au cinéma : de Frankenstein à Avatar, en passant par ET, IA, Robocop, Terminator… Et l’occasion de saluer enfin UNE ancêtre : Maria Shelley, la maman de Frankenstein.

 
       
  La voix de mon maître  
       
   

La voix de Dieu tonitruante et celle du diable chuchotée à l’oreille ; celle de l’éloquence et celle de la raison ; les voix de la démocratie sur les estrades et dans les urnes…  Et tous leurs appareils, les voies de la voix.

 
       
  L’épreuve de force  
       
   

L’inefficacité symbolique ? Quand l’échec de la fonction symbolique entraîne le recours à la force, et que l’autorité défaillante en est réduite à la violence : guerre, guerre civile, meurtre, avec ou sans préméditation. Avec des situations intermédiaires institutionnalisées : l’État ou le monopole de la violence légitime (les forces de l’ordre), la grève encadrée par la loi… Et aussi : la violence symbolique (manipulation, mensonge), celle des intellectuels (les mots qui tuent) et leurs instruments.

 
       
  La transparence et le secret  
       
   

L’empire du secret s’étend en même temps que la transparence : qu’est-ce qui peut bien se cacher derrière ces révélations, voulues ou (prétendument) volées ? Qu’est-ce qui reste opiniâtrement caché et n’en acquiert que plus de pouvoir ?

 
       
  La peur ou « les moteurs de l’effroi » (P.-M. de Biasi)  
       
   

N’en déplaise à Lacan, la peur à la différence de l’angoisse a un objet. Qu’est-ce qui effraie ? Comment se communique (panique) et se transmet (peurs ancestrales) ce sentiment qui tantôt nous sauve (peur salutaire) et tantôt nous perd ? Quid des technologies et des mises en scène de la peur, jusqu’aux prévisions dramatisées de la météo américaine ?

Sujet connexe : le risque.

 
       
  Médiologie de la dope  
       
   

Les médiations du plaisir, du bien-être, de la force, etc. Incluant le tabac, l’alcool et le café et d’autres médiateurs chimiques moins licites.

 
       
  Le progrès revisité  
       
   

A l’heure où technique et culture se conjuguent de manière inextricable l’idée que seule la technique à une histoire (qu’elle « progresse ») se trouve sérieusement bousculée. Wikipédia, qui est pourtant un objet culturel, progresse, en quantité et en qualité, « dans une temporalité faite de cumul, de nouveauté et de dépassement ». Autre approche : distinguer « perfectionnement » et innovation de rupture (dans la technique comme dans la culture).

 
       
  Copier-coller  
       
   

La copie dans tous ses états à l’ère du numérique. Des constructions juridiques minées par la technologie : droits d’auteur, plagiat, dépôt légal…

 
       
  La ville, ou l’architecture…  
       
   

Grand Paris, ville verte, virtuelle, 2.0 : la ville, la ville toujours recommencée.

 
       
  Et pour finir (ou pour commencer) : le corps…  
       
   

Encore un sujet trop vaste, déjà traité, etc. Mais quid du corps médiologique ? Et de ses restrictions : le cerveau, les gènes et autres objets pleinement physiques mais toujours envisagés à la frontière du corps et de l’esprit… Ou encore, la main, à l’heure du « tactile » …

Sous-thèmes :

Le statut ambigu du corps aujourd’hui, à la fois magnifié et réduit au statut d’objet technique.

Le corps comme réserve de pièces détachées. Vendre son corps.

Le statut symbolique des organes : de la tête aux pieds, du cœur à l’estomac en passant par les parties honteuses…

Les métaphores du corps : corps politique ; du corps d’armée à l’arme-corps (kamikaze) ;

De l’Olympe au cybersexe.

Médecine du corps, médecine de l’âme.

Le corps dans l’art : de la représentation au matériau.

Le corps dans la littérature.

Et un symptôme : la téléportation.

 
       
  Des thèmes plus « techniques »  
       
   

Par exemple, dans la perspective du numérique :

  • l'indexabilité des contenus : les énoncés n'ont plus de valeur que s'ils sont « cherchables » et « trouvables » par des humains et surtout par des machines (des robots ?) : algorithmes et moteurs ;
  • les nouvelles pratiques mémorielles et la gestion (politique, affinitaire, identitaire, culturelle...) de nos traces.
 
       
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