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Pour une sacralité profane,
par Régis Debray
Marier l’eau et le feu ? Cet oxymore, quand on se veut laïque
et rationaliste, tient de l’absurde, voire du sacrilège.
Force nous est cependant de constater qu’à la différence
des actes de connaissance, le lien social est suspendu à un
surplomb symbolique. C’est du moins la thèse soutenue
dans la conférence inaugurale du Huitième Rendez-vous
de l’Histoire, qui s’est tenu à Blois en octobre
2005, autour du thème « Religion et Politique ».
Régis Debray est philosophe et écrivain.
Son dernier livre paru : Les Communions humaines. Pour en finir avec
la « religion » (Paris, Fayard, 2005).
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On ne répare
pas un marronnier, par Robert Dumas
L’accélération technique tend à escamoter
les rythmes immuables des cycles naturels, comme la fraîcheur
des climatiseurs au-dedans, l’ombre des marronniers au-dehors.
L’illusoire alignement du temps irréversible propre
aux êtres vivants sur le temps toujours modulable des artefacts
n’entre pas pour peu dans notre actuelle difficulté à transmettre.
Voici un rappel salutaire, non seulement poétique mais encore
pragmatique.
Robert Dumas est professeur de philosophie à Annecy.
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Transmettre
et interpréter : le temps du dialogue, par Ernst Wolff
Entre
herméneutique et médiologie, il y a d’évidence
voisinage et complémentarité. L’échange
de noms d’oiseaux retranscrit dans notre dernier numéro
(Médium n° 5) était trop évidemment
caricatural pour rendre compte au fond de ces rapports complexes,
entre sœurs non pas ennemies mais complices. Remercions
M. Ernst Wolff d’avoir réagi à bon escient,
en dégageant d’importantes pistes de recherche pour
mieux éclairer notre objet commun : l’efficacité symbolique.
Ernst
Wolff est maître de conférences en philosophie à l’université de
Pretoria en Afrique du Sud.
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Le
Net art, par Jean-Paul Fourmentraux
Pas plus qu’une bibliothèque numérique n’est
une bibliothèque traditionnelle numérisée, l’art
en ligne est quelque chose d’autre que l’art d’hier
mis en ligne. Pour pasticher la formule de Benjamin sur la photographie
: la question n’est pas de savoir si le Net art est un art,
mais ce que le Net renouvelle dans notre conception du travail artistique,
production, réception et rebonds.
Jean-Paul Fourmentraux est sociologue au Centre
de sociologie du travail et des arts, EHESS, Paris. Dernier livre
publié : Art et Internet. Les nouvelles figures de la création
(Éditions du CNRS, 2005). |
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Le
fakir et le savant, par Nicola Setari
Houdini le fakir rationaliste, Edison le savant spiritiste ? Facétieux
renversement des rôles. Cet étrange chassé-croisé est
pourtant un fait d’histoire. De quoi méditer sur l’ambiguïté du
terme « médium », grâce à la recherche
d’un compatriote d’Houdini, spécialiste italien
de l’iconoclasme.
Nicola Setari est philosophe et historien
de l’art.
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Kamikazes : la contagion
de la mort, par François-Bernard Huyghe
La prolifération des attentats suicides témoigne du
principe de la guerre du faible au fort poussé à l’extrême
: rentabiliser au maximum son sacrifice en termes stratégiques,
politiques et symboliques. Cette pratique n’est ni nouvelle
ni spécifique des mouvements islamiques, mais son succès – dont
témoigne le nombre constant de volontaires djihadistes – suppose
la diffusion spectaculaire du « modèle », y compris
par l’image, et sa justification théologique.
François Bernard Huyghe enseigne à l’Institut
de relations internationales et stratégiques (IRIS), à l’École
de guerre économique et sur le campus virtuel de l’université de
Limoges. Site : www.huyghe.fr. Dernier livre : Comprendre le
pouvoir stratégique des médias, Eyrolles, 2005. |
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Du marché aux
esclaves à eBay, par Eliane Burnet
Qu’advient-il quand la place du marché rencontre le
numérique ? Comment fonctionne une salle de ventes virtuelle
? Que faire face à une offre d’utérus à distance
? Une vente d’objets nazis ? À travers l’exemple
du « ebay », c’est le choc d’un rituel immémorial
avec une très bousculante technologie que l’on soumet
ici, joyeusement, à examen.
Eliane Burnet est directrice du
département
de philosophie de l’université de Savoie.
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Le monde réduit à trois
feuillets, par Antoine Perraud
Le 13 novembre 2005, en direct du studio Charles Trenet de la Maison
de Radio-France, au cours d’une émission spéciale
diffusée sur France-Inter à l’occasion des cinquante
ans du Masque et la plume, le metteur en scène Daniel Mesguich,
invité par l’amphitryon Jérôme Garcin à critiquer
la critique, n’y est pas allé de main morte. Bouillant
de fureur concentrée, il étrilla une corporation jugée
inculte, irresponsable et inconsciente. Ces gens, s’étrangla-t-il,
ont l’outrecuidance d’infliger non seulement leur avis
mais également leurs conseils au sujet d’une mise en
scène ! La vigueur méprisante de la charge fut telle
qu’elle se retourna contre l’imprécateur. Le public
le siffla. La profession incriminée fit bloc et chorus. Même
si l’excellent Garcin promit de réinviter Mesguich le
Terrible, le sort de ce dernier était scellé : pourquoi
tant de haine, de la part d’un professionnel de la scène
furieusement blessé par les représentants d’un
métier dont il ignore tout ?
Ce soir-là, j’étais présent dans le studio
parmi les spectateurs. Il se trouve que je suis à la fois
nanti d’un « C.A.P ». inattaquable – le diplôme
du C.F.J. (Centre de formation des journalistes) – et critique
pratiquant à Télérama depuis 1987. Pourtant,
je me suis senti proche de Mesguich le répudié ; malgré la
rudesse forcément injuste de ses propos, nonobstant ma douce
monomanie pour Le Masque et la plume. Histoire d’employer une
expression longtemps en vogue dans la presse : il ne faut pas jeter
le bébé avec l’eau du bain. Voilà donc
pourquoi, reprenant, de l’intérieur, les tropismes dénoncés
par l’homme de théâtre, je propose ici ce rebondissement,
qui se voudrait une critique réfléchie du journalisme...
(A. P.)
Antoine Perraud est producteur à France
Culture et journaliste à Télérama.
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Breton
en Amérique, par Yves M. Larocque
De quelle manière la parole d’André Breton
s’est-elle frayé un chemin à travers le bruit
ambiant, et ce jusqu’en Amérique saxonne ? Comment expliquer
que l’ésotérique et très littéraire
surréalisme ait pu se propager aussi vite, dans des terres
de mission plutôt vouées à l’image ?
Yves
M. Larocque est médiologue de
l’art canadien et peintre. Il est professeur d’histoire
de l’art à l’École d’art d’Ottawa
et le directeur d’Icscis.
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DOSSIER |
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La croyance, l’outrage
et la loi
Inscrite en 1789 dans la Déclaration des Droits de l’Homme
et du Citoyen, « la libre communication des pensées et
des opinions », faut-il le rappeler, n’a jamais été absolue
ni inconditionnelle. Elle a pour limites expresses un certain nombre
d’abus tels que l’injure, l’outrage, la diffamation,
l’incitation à la haine raciale et religieuse… Dans
le cadre de la protection des droits et libertés d’autrui,
le juge européen (l’arrêt Otto-Preminger du 20 septembre
1994) a fait récemment rentrer le « droit à la
jouissance paisible de la liberté de religion ». Le respect
des croyances doit-il, peut-il, va-t-il porter atteinte à la
liberté de la critique ? Comment faire le départ entre
l’exercice de la liberté de conscience et le droit de
chacun au respect de ses croyances ? À partir de quand commence
l’outrage aux convictions intimes ? Le problème va se
poser de plus en plus sérieusement aux démocraties pluralistes
et multiculturelles, soucieuses de ne pas blesser telle ou telle minorité ethnique
ou religieuse. Étude des moyens et des conditions de la transmission,
la médiologie ne saurait l’esquiver. Nous l’abordons
ici, avec l’aide d’un grand praticien du droit, sous l’angle
des images de publicité. Mais l’écrit, comme chacun
sait, est également et subrepticement concerné (affaire
Rushdie).
Sécularisation rime inévitablement avec profanation.
Quand la transmission du patrimoine symbolique passe par des vecteurs étrangers
ou indifférents aux rituels et aux plis du sacré consacré,
des objets de vénération religieuse deviennent des objets,
au mieux de délectation, au pire de « merchandising ».
Les liturgies du marché font feu de tout bois, et fric de toute
foi. En ont-elles ou non le droit, et jusqu’où ? Problème
pour les juges, question de médiologie appliquée, enjeu
de civilisation, souci de citoyen : de quoi débattre, assurément. |
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Da Vinci mode, par
Jérôme
Cottin
La Cène de Léonard de Vinci est devenu un leitmotiv visuel,
propice à clins d’œil et pied de nez. L’accroche
publicitaire en joue. Les chrétiens peuvent-ils et doivent-ils
s’en offusquer ?
Jérôme Cottin est théologien et historien d’art à l’Institut
protestant de théologie, Paris. |
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La théopub et ses clichés,
par Régis Burnet & Thierry Baffoy
Un culte peut se survivre en culture, et une communication réussie
peut venir combler un déficit de transmission. Soit. Mais à quel
prix et à quelle fin ?
Régis Burnet est ancien élève de l’École
normale supérieure et docteur en sciences religieuses.
Thierry Baffoy est maître de conférences en informatique
et docteur en ethnologie. |
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Deux décisions de justice sur l’affiche d’Amen de Costa-Gavras et sur La Cène
des créateurs de mode Girbaud. |
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L’état
du droit, entretien avec Georges Kiejman, avocat à la
Cour
Célèbre avocat parisien, spécialiste notamment
des questions liées à la presse, au statut d’auteur
et à la propriété artistique, Georges Kiejman,
qui a plaidé avec succès dans l’affaire Amen,
a bien voulu répondre aux questions de Médium. |
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BONJOUR L'ANCÊTRE
Ici, contre l’amnnésie et la désinvolture,
un médiologue d’aujourd’hui célèbre
un maître d’hier oublié ou méconnu.
Platon, avec Daniel Bougnoux
On ne risque guère de se tromper en
saluant en Platon l’ancêtre de telle discipline ou courant
de pensée : l’histoire de la philosophie occidentale
n’est-elle pas, selon le mot souvent cité de Whitehead,
une série de foot-notes au bas du texte platonicien ? D’où le
charme d’un retour à Platon : l’air de nos questions
s’y respire in statu nascendi ; confrontés aux façons
ultérieures d’écrire la philosophie, ses dialogues
demeurent d’une fraîcheur incomparable.
Daniel Bougnoux est professeur émérite
en sciences de la communication à l’université Stendhal
de Grenoble |
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SALUT L'ARTISTE
Ici, contre modes et paresses, un coup de projecteur éclaire un coin d’ombre
dans la forêt des formes actuelles.
Fédérica Matta
Née en 1955, en France, de parents
voyageurs (père chilien, mère américaine).
1992 : création de la plaza Brazil à Santiago du Chili
(22 sculptures-jeux, de deux à huit mètres).
2002 : exposition à la Maison de l’Amérique Latine
(Tu vois ce que je veux dire).
2005 : la caravane des poètes en Iran et au Chili (drapeaux
poèmes)..
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UN CONCEPT
Un peu de logique s’il vous plaît. Place à une notion fondamentale
et
fondatrice sévèrement résumée. Parce que la médiologie
ne se sait pas science, elle s’exige rigueur et cohérence.
Propager, par François-Bernard
Huyghe
Parmi les définitions de la médiologie, l’une
des plus simples en fait l’étude des voies et moyens
du faire-croire ; or qui dit faire-croire dit propagation. La propagation
d’un invisible (une idée, une croyance…) de cerveau
en cerveau le rend visible et efficient. Ainsi, la doctrine du Gautama
Bouddha produit des bouddhistes, vivants voire prédicants,
un art et une culture… Entre les deux, s’interposent
les machineries, les collectifs et les savoir-faire qu’ils
véhiculent, délice de notre discipline.
François-Bernard Huyghe enseigne à l’Institut
de relations internationales et stratégiques (IRIS), à l’École
de guerre économique et sur le campus virtuel de l’université de
Limoges. Site : www.huyghe.fr. Dernier livre : Comprendre le pouvoir
stratégique des médias, Eyrolles, 2005. |
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SURCOM.COM
Le diable est dans les détails. L’esprit du temps aussi.
Médium entame ici, par de petites choses vues, une chronique
des temps nouveaux, tels qu’en eux-mêmes l’infocom
les change, entre mythes et overdoses. Pour contribuer à un
savoir-vivre des nouvelles technologies de l’information.
Le feuilleton de Christian-Marc Bosséno
1. LA Déclaration du 9.3.
CHRISTIAN-MARC BOSSÉNO enseigne l’histoire, la communication
et le cinéma à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne
et à l’université de Californie à Paris.
Dernier ouvrage paru (avec Yannick Déhée) : Dictionnaire
du cinéma populaire français des origines à nos
jours, Paris, Éditions Nouveau Monde, 2004. |
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SYMPTÔMES
Ici, chacun s’en donne à cœur joie et à compte propre
sur
tel ou tel sémaphore de l’esprit du temps. |
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Alain Rey médiologue,
par Robert Dumas
Entre la langue et nous qui la pratiquons se loge la médiation
du dictionnaire, humble instrument républicain qui « sans
longs détours, sans vaine rhétorique… distribue
le savoir sobrement, démocratiquement, à n’importe
qui le sollicite » (Roland Barthes). Mais Alain Rey, lexicographe
rusé, nous a appris que sa fonction didactique se redouble d’une
fonction normative. Outil certes, mais aussi modèle. Conçu
pour décrire la langue de tous, le dico finit pas enseigner
la manière de s’exprimer d’une classe cultivée.
Ronds-points, par Pierre Murat
Nos aménageurs en ont décidé ainsi : les ronds-points
désormais prolifèrent ; tantôt ils tronçonnent
la moindre route jugée un peu trop longtemps rectiligne, tantôt
ils agrémentent le plus petit carrefour que réglaient
naguère un sémaphore ou un panneau de « Stop ».
Et tous inévitablement ornés d’un motif qui les
personnalise, suave plant de vigne ou de lavande, altier pan de rochers
en béton, puits traditionnel, barcasse typique, fier pavois,
décor floral, œuvre de métal, blason local et autres
ersatz des antiques arcs de triomphe qui honorent l’imagination
artistico-touristique et leurs modernes concepteurs.
Pierre Murat est agrégé de lettres.
L’info dépecée
: vers une presse dadaïste ?, par Daniel Bougnoux
Si le journalisme s’identifie traditionnellement à une
activité de fourmi, l’ouvrage stimulant (et fort alarmiste)
de Fogel et Patino décrit les effets d’un énorme
coup de pied dans la fourmilière : la tornade ou l’essoreuse
numérique appelée Internet, en hachant menu et en éparpillant
l’information sans retour, précipite la fin d’une époque
qui vit la lente construction du journal de papier avec ses titres,
ses colonnes, ses rubriques hiérarchisant les genres…
Seniors (suite et fin), par Odilon Fomec-Bot
Un lecteur nous a fait part de sa réaction au Plan Vermeil (Gallimard,
2004) et nous a demandé de faire connaître, avec quelque
retard, un « Plan Merveille » de sa façon qu’il
estime moins polluant et plus séduisant.
L’impossible
monsieur Houellebecq, par Dominique Vallier
Houellebecq joue trop au voyou pour ne pas l’être un
peu. Trafic d’éditeurs, déclarations intempestives,
poignées de mains compromettantes, malpensance généralisée
et affichée. À l’évidence, il fait tout
pour devenir suspect, c’est-à-dire médiatisé.
Qu’ensuite les journalistes se retournent contre un individu
qui s’est révélé plus retors qu’eux
est de bonne guerre. Nous ne le plaindrons pas sur ce point.
Dominique
Vallier est professeur de français au lycée
Berthollet à Annecy.
Re-transmettre ou l’ADN des entreprises, par Pierre
d’Huy
À
l’heure où le monde professionnel s’accorde à intégrer
la complexité comme seul élément de contexte stable, à l’heure
où la fluidité Internet détermine des solutions « émergentes » qui
ne sont plus décidées par personne, la question de la
transmission dans les grandes organisations refait surface de façon
neuve. Comme le résume Régis Debray : « À force
de trop communiquer nous ne savons plus transmettre. »
PIERRE D’HUY est consultant international en innovation.
Georges
Perec / Jules Ferry, par Régis Debray
Un espace de laïcité est toujours un espace sinon sanctuarisé,
du moins dramatisé et préservé (par une enceinte,
un guichet, un portique, un portail). On y vit sous le régime
de la séparation. Il y a sinon une frontière à l’ancienne,
du moins un pas à franchir, un seuil, ou un sas de décompression.
Or la Bibliothèque publique se doit d’être poreuse,
ouverte, incitative et même attractive. |
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