MÉDIUM
Transmettre pour innover
N°52-53
 
  Revue trimestrielle dirigée par Régis Debray  
 
 
 
 
NOUVEAUX POUVOIRS

NOUVELLES SERVITUDES
 
Sous la direction de Philippe Guibert
 
Beaucoup a été écrit sur l'année électorale que nous avons vécue, beaucoup moins sur les transformations silencieuses qui l'ont préparée. Ce sont elles que nous explorons ici. L'enquête s'intéresse aux usages et pratiques contemporaines de l'information, celles du citoyen comme celles du journaliste, même si la frontière tend justement à se brouiller.
 
Ouverture  par Philippe Guibert
 
AUTORITÉ ET TRANSPARENCE
 
L'apprenti sorcier par Paul Soriano
Quatre figures de l'autorité s'incarnent dans nos dirigeants ou nos institutions politiques. Chaque régime, à chaque époque, les met en scène, et chaque révolution redistribue les rôles à sa manière. Qu'en est-t-il aujourd'hui ?
Dans La notion de l'autorité, Alexandre Kojève distingue quatre figures de l'autorité. L'intérêt principal de son analyse est d'associer à chacune de ces figures une temporalité propre, ce qui permet de mesurer l'intérêt qu'une société accorde respectivement au passé (le Père), à l'avenir (le Leader), au présent (le Maître) et mêmeà l'éternité (le Juge). On en tirera librement ici une grille de lecture et d'interprétation d'un régime politique quelconque, et plus particulièrement du « nouveau régime » qui se met en place en France, après l'élection présidentielle de 2017.
Paul Soriano est rédacteur en chef de la revue Médium.
 
La subversion bouffonne  par Robert Damien
La feinte probante du sage est de rendre manifeste la folie même des personnes de rang, qui adhèrentà leur personnage d'autorité. La subversion bouffonne sera de toujours opposer à la comédie des établissements, un divertissement qui se détache de lui-même en se sachant tel. Il se libère de l'illusion en la redoublant. Paradoxalement, elle légitimise l'ordre en réactivant le désordre initial dont il est issu, elle ne le relativise que pour mieux le conserver.
Robert Damien, extrait de l'Éloge de l'autorité, p. 150/151, Armand Colin, « Le Temps des idées », 2014.
 
L'engrenage  par Philippe Guibert
Un nouveau pouvoir spirituel dont le bras armé est le journalisme d'investigation, concurrencé et stimulé par les médias sociaux, bouleverse les conditions et les rythmes de l'autorité politique.
Le 14 mai 2017, à 10h02 pour être précis, au moment même où les pneus de la voiture du nouveau président crissaient sur le gravier clair de la cour de l'Élysée, pour le déposer au seuil du long tapis rouge déroulé, la porte-parole du mouvement « En Marche », Laurence Haïm, tweetait l'adresse de la boutique où il avait acheté son costume ainsi que le prix de ce dernier, bien modique à vrai dire, au regard des tarifs parisiens. Quelques minutes auparavant, la même avait indiqué dans un autre tweet la marque du tailleur bleu ciel que portait en ce grand jour la première dame, pour mieux souligner qu'on le lui avait prêté.
Philippe Guibert, ancien directeur du Service d'information du gouvernement, est déléguéà l'information et à la communication des ministères sociaux. Livres parus : Descenseur social, 2006, Plon et Téléprésidence, 2012, Plon.
 
Rendre public,  entretien avec Fabrice Arfi
Fabrice Arfi, responsable des enquêtes de Médiapart, serait-il un moine-soldat de l'investigation ? Il récuse pourtant le terme, tout comme celui de transparence.
Vous avez été au cœur des enquêtes sur les « affaires », ces dix dernières années, et pourtant, la « transparence » est un terme que vous récusez…
Le terme de « transparence » est utilisé, sinon a été inventé, par ceux qui n'en veulent pas. Pourquoi le mot « transparence » me gêne-t-il ? Je n'aime pas l'idée qu'il faudrait voir au travers des gens ou qu'il ne devrait y avoir aucune zone d'opacité.
Fabrice Arfi est journaliste, responsable du pôle enquêtes de Médiapart. Derniers livres parus : L'affaire Bettencourt, un scandale d'État, 2010, Don Quichotte, L'affaire Cahuzac, en bloc et en détail, 2013, Médiapart et Le Sens des affaires, 2014, Calmann-Lévy.
 
Déjà-vu  par Catherine Bertho Lavenir
Rien de nouveau dans l'ombre des affaires. Des mazarinades à l'affaire Caillaux, du Roi Soleil à la IIIe République, rumeurs, scandales et révélations rythment l'actualité de notre histoire politique.
Les médias nouveaux se mettent aujourd'hui au service de la transparence avec une efficacité qui semble sans précédent. Pour autant les instruments techniques de la transparence induisent-ils automatiquement sa mise en place effective, sociale et politique ? Le sens commun suggère qu'il n'en n'est rien. Considérons le moment où un média dénonce, publie, met sur la place publique ce qui était caché. Un sentiment de déjà-vu se fait jour. Les fake news ? Elles rappellent les pamphlets mensongers qui ont détruit la réputation de Marie-Antoinette à la veille de la Révolution française et affaibli d'autant l'institution royale. Ou les dénonciations déchaînées du Père Duchesne capables de faire tomber une faction en 1793. La rumeur n'est-elle pas de toute ancienneté ?
Catherine Bertho Lavenir est historienne, Inspecteur général de l'Education nationale, professeur des universités. Spécialiste d'histoire culturelle, elle a publié de nombreux ouvrages et articles sur l'histoire des télécommunications et des médias, de l'automobile, du tourisme et de la bicyclette, du patrimoine. Elle a dirigé plusieurs numéros des Cahiers de médiologie (La bicyclette, La scène terroriste, Missions) et travaille actuellement sur l'identité culturelle et les faits de transmission dans le Québec du premier XXe siècle.
 
Du bon usage de l'obstacle  par Floriane Daguisé
Et si la quête effrénée de transparence avait commencé dès le XVIIIe siècle ? Quand la lumière, les Lumières, rencontrent l'obstacle, elles projettent des ombres, et l'on peut en jouer.
La transparence et l'obstacle, telle est la formule superbement resserrée de Jean Starobinski pour traduire le conflit fondamental, originaire, dans l'existence et l'écriture de Jean-Jacques Rousseau. Au-delà de cette analyse restreinte à un auteur, l'expression nous semble contenir en elle-même une opposition bien plus générale entre appel de la transparence et manifestation de l'obstacle, entre désir de clarté, d'immédiateté et présence d'obstruction, d'impasse, d'écran. Cette opposition se manifeste d'une manière toute particulière dans l'époque actuelle, emblématisée par cette volonté d'un accès direct au réel, rapide et sans intermédiaire, associant à l'exigence d'instantanéité celle d'une communication sans limite ni contrainte.
Floriane Daguisé prépare une thèse de doctorat intitulée « L'indiscrétion du rococo. Épier, découvrir, surprendre dans la première moitié du XVIIIe siècle français ». Agrégée de Lettres modernes, chargée de travaux dirigés dans l'U.F.R. de Littérature française et comparée de l'Université Paris-Sorbonne.
 
LE JOURNALISME, SUITE ET FIN ?
 
Campagnes en vidéosphère,  entretien avec Serge Moati
Médium a voulu questionner le questionneur, ce professionnel du petit écran fort d'une expérience d'un demi-siècle, passé du statut d'enfant chéri à celui de vieux sage...
En 1981, vous avez édicté les règles du débat télévisé de l'entre-deux tours de la présidentielle. Étiez-vous alors dans la transparence ou dans le verrouillage – à propos des plans de coupe, en particulier ?
J'ai essayé d'interdire les plans de coupes, tant ils peuvent desservir : il suffit qu'on voie votre concurrent lever les yeux au ciel pendant que vous parlez pour ruiner votre propos. Mitterrand gardait un souvenir cauchemardesque de 1974 : la rapidité, l'aisance de Giscard face à la caméra... Au contraire, Mitterrand était paniqué tant il s'estimait mauvais dans l'exercice télévisuel auquel je tentais, modestement, de l'acclimater.
Serge Moati, né en 1946 à Tunis, s'impose en jeune pousse de l'ORTF au début des années 1970. En 1981, il devient directeur des programmes puis directeur général de FR3, jusqu'en 1985. Ensuite, il reprend une activité de documentariste, de producteur, de présentateur (il anime l'émission Riposte sur la Cinquième devenue France 5 de 1999 à 2009).
 
Images de la géopolitique,  entretien avec Renaud Girard
L'arrivée de CNN et de la vidéo a fait basculer l'information sur les conflits dans le manichéisme et l'hollywoodisation. Des bons, des méchants et une "good story".
Quel est pour vous le tournant dans la géopolitique de l'image ?
C'est l'arrivée en gloire de CNN, en 1990-1991. Rappelons qu'au Vietnam, les journalistes avaient un statut d'officier et pouvaient monter dans tous les hélicoptères qu'ils souhaitaient. Il y a un tournant à cent-quatre-vingts degrés avec la première guerre en Irak : les journalistes sont priés d'attendre à l'arrière. Les médias ont parfois un correspondant à Bagdad, sous les bombes, ou bien avec les forces américaines. Mais les autres journalistes n'étaient pas embedded. Ils ont le droit d'entendre un colonel qui leur répète ce qu'ils savent déjà. Ou bien alors, ils regardent CNN. Tous les journalistes étaient fascinés par CNN.
Renaud Girard est chroniqueur international au Figaro après avoir été longtemps grand reporter et correspondant de guerre, de l'Afghanistan à l'Irak, en passant par les Balkans.
 
La mare aux canards  par Jean-Yves Chevalier
La critique du journalisme n'a pas attendu Donald Trump et les réseaux de la fachosphère. Elle est aussi ancienne que le journalisme lui-même. Parfois au point de se confondre avec lui.
Le médiologue, soucieux de l'efficacité symbolique, reconnaît que ces attaques sont parfois injustes, la presse ayant fait la preuve de sa performance en ce domaine. Mais il ne peut s'empêcher d'approuver Balzac qui, dans la dédicace à Victor Hugo des Illusions perdues, se refuseà excepter de la critique une puissance, « quand la Presse parisienne n'en excepte aucune. »
Jean-Yves Chevalier est professeur de mathématiques en classe préparatoire à Henri IV.
 
Pouvoirs de la multitude,  entretien avec Nicolas Colin
La transition numérique ou la prise de pouvoir de chacun d'entre nous. Conséquences en chaîne : radicalités, fin du journalisme consensuel et de connivence, irruption d'une nouvelle génération politique.
Comment se transforme l'univers médiatique en pleine « transition numérique » ?
Une entreprise, y compris d'information, est en réalité un contrat durement négocié entre quatre parties prenantes : les actionnaires, les salariés, les clients et les dirigeants. Ces derniers sont intéressants à observer car ils révèlent à chaque instant quelle est la partie prenante dominante, celle pour laquelle ils ont le plus d'égards. Durant les Trente Glorieuses, les dirigeants négociaient essentiellement avec les salariés, représentés par de puissants syndicats. Dans les années 1980 et 1990, ce sont les actionnaires qui ont pris l'ascendant et ont mis les dirigeants à leur service. Aujourd'hui, avec la transition numérique, c'est la dernière partie prenante, auparavant maltraitée et peu considérée, qui devient dominante : ce sont les clients !
Nicolas Colin est associé fondateur de The Family, organisme de soutien aux start-up françaises, professeur associé à Paris-Dauphine, éditorialiste à L'Obs et inspecteur des finances en disponibilité. Derniers livres parus : L'Âge de la multitude, avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015, et Faut-il avoir peur du numérique ? 25 questions pour vous faire votre opinion, avec Laetitia Vitaud, Armand Colin, 2016.
 
Pouvoirs de l'algorithme,  entretien avec Bruno Patino
Les médias ont perdu la maîtrise du contexte de l'information, donc de sa réception. C'est désormais l'algorithme de Facebook qui en est le maître. Les plates-formes peuvent-elles rester neutres ?
Comment comprenez vous ce débat parfois confus sur la post-vérité ?
Il faut partir de loin, revenir aux origines du journalisme pour le comprendre. Le journalisme, tel que nous l'avons connu, est né avec le chemin de fer, le télégraphe, le suffrage universel, les partis de masse. Tout cela va ensemble. Les médias de masse et le journalisme « industriel » sont concomitants avec la démocratie de masse et la société industrielle, celle qui gère le nombre par la masse. Chacun a le même droit de vote, à peu près le même niveau d'éducation et d'information. Mais c'est une période très datée.
Bruno Patino est directeur de l'école de journalisme de Sciences Po et directeur éditorial d'Arte. Derniers ouvrages parus, La condition numérique, avec Jean-François Fogel, Grasset, 2013 et Télévisions, Grasset, 2016.
 
LE VRAI ET LE FAUX
 
Le front du faux par François-Bernard Huyghe
L'ère du scepticisme de masse est celle de l'irruption du faux. Ou plutôt de sa dissémination massive par les réseaux sociaux, et de la perte de contrôle des autorités chargées de l'établissement de la vérité
Notre pays serait-il entré après le Royaume-Uni et les États-Unis dans l'ère de la post-vérité ? En tout cas, il est gagné par l'obsession du fake. Après que nombre de médias ont expliqué de cette manière le Brexit, l'élection de Trump et quelques autres catastrophes électorales supposées le pouvoir du faux et la prédominance des affects sont dénoncés comme une nouvelle menace planétaire.
François-Bernard Huyghe est directeur de recherche à l'Iris. Dernier ouvrage : Daech. L'arme de la communication dévoilée, VA Press, 2017.
 
Plongée en fachosphère,  enquête par Clara Schmelck
La fachosphère rencontrée en direct, plutôt diverse et sophistiquée, pratique l'art de relativiser pour confondre et se joue des genres journalistiques.
Lors des dernières élections présidentielles en France, la fachosphère a été à l'origine de la plupart des fake news diffusées sur le net à des fins de propagande politique. Mais, la stratégie des réseaux français issus de diverses mouvances d'extrême-droite est déjà en train d'évoluer : le but n'est plus tant d'asséner de fausses nouvelles, repérables par les médias chargés de les débusquer, que de créer dans la société une atmosphère de confusion généralisée. Plongée en eaux troubles.
Clara Schmelck, journaliste à Intégrales, chroniqueuse radio, historienne des médias, formée à l'ENS et au CFPJ, prépare un essai sur la philosophie des nouveaux médias.
 
Internet et les complots  par Fabien Humbert
Témoignage d'un prof. Ces dernières années, la pratique professionnelle a été métamorphosée par l'irruption d'Internet. La numérisation a permis de démocratiser les savoirs, mais aussi de dévoyer l'esprit critique des élèves.
La déferlante de contenus numériques et/ou virtuels imbibe (trop ?) souvent l'esprit des étudiants qui les dégurgitent sans prendre le temps de les assimiler. Ces informations facilement accessibles constituent le socle d'un « prêt-à-penser » bas de gamme s'appuyant sur le réel, tandis que l'abstraction, les concepts et les paradigmes se retrouvent jetés aux orties, car considérés comme inutiles. Cette dérive se retrouve dans les salles de classe, la moindre recherche ne peut se faire que sur Internet. « Google est mon ami. » L'instantanéité contemporaine a trouvé son « Veau d'Or ».
Fabien Humbert est professeur d'histoire géographie à l'École des Roches.
 
Globish Glossaire
Les anglicismes en économie, technologie, mode, etc., traduisent un rapport culturel aussi transatlantique qu'asymétrique : les mots viennent de là-bas. Le vocabulaire politique suit. On peut s'en amuser ; ainsi, « la composition du gouvernement sera annoncée plus tard » peut se traduire par « On pushe la deadline de management team building mais ce ne sera pas impactant sur le time to market. » Plus sérieusement, les emprunts de notre langue de pouvoir au globish refléteront ce que devient le pouvoir autant que ce que devient la langue. Le recours à des vocables présumés manquer en français traduit souvent des pratiques récentes – qu'il s'agisse d'un terme technique dont on découvre l'impact politique, ou concept produit par un think tank U.S., donc vite internationalisé – de nouvelles façons d'influencer. Ainsi, quand post-truth era est consacré « mot de l'année 2016 », nous savons que tout ce qui pense sur nos rives va conceptualiser la soudaine indifférence de l'opinion aux critères de l'authenticité et de la vérification. Bref glossaire pour les start-uppers de la nouvelle politique.
Agenda-Setting, Astroturfing, Battle, Botnets et Chatbots, Bullshit, Click Bait, Compliance, Conspiracy Theories, Fact-Checking, Fakes, Fear Politics, Gate Keeper, Hacking, Infowar, Leak, Low Cost, Made For Sharing, Mainstream, Nudge, Open Society, Politically Correct, Post-Truth, Psyop, Public Diplomacy, Stake Holders, Smart Power, Soft Law, Soft Power & Hard Power, Sound Bite, Spin Doctor, Start-up Nation, Storytelling, Troll, Ubérisation, Whistleblower.
Ce glossaire a été réalisé par Clara Schmelk, François-Bernard Huyghe et Pierre-Marc de Biasi sur une idée de François-Bernard Huyghe.
 
Le nouveau pouvoir  par Régis Debray
L'insolent dégagé du ménage de printemps a donné des aigreurs aux professionnels de la profession, ceux de la France d'avant. Et pour cause : la chose publique, dans l'hémicycle et les ministères, se féminise et saute une génération. Canada, Autriche, Italie, c'est partout le court-circuit des temps nouveaux. Ni le corps ni l'esprit des kids in town n'auront chez nous beaucoup sué.Valéry l'infaillible nous avait prévenu. « La vie moderne tend à nous épargner l'effort intellectuel comme elle fait de l'effort physique. Elle remplace, par exemple, l'imagination par les images, les raisonnements par les symboles et les écritures, ou par des mécaniques ; et souvent par rien. Elle nous offre toutes les facilités, et tous les moyens courts d'arriver au but sans avoir à faire le chemin. Et ceci est excellent : mais ceci est assez dangereux. »
Régis Debray, dernier livre paru : Civilisation. Comment nous sommes devenus américains, Gallimard, 2017.
 
 

 

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