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L’image au
soleil,
par Salah Stétié
Sous la plume du grand poète libanais, une plongée
en Méditerranée, doublée d’un appel à dépolluer
nos paysages imaginaires.
Salah Stétié est
poète.
Il est né à Beyrouth le 28 décembre 1929 (voir
son site www.salahstetie.com)
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PowerPoint, la rhétorique
universelle,
par Pierre D’Huy
Êtes-vous PowerPoint ? Il faut du courage pour se lancer
aujourd’hui dans une conférence sans la ressource
du précieux logiciel de mise en écran des textes
et des images. Mais cette pensée PowerPoint peut faire aussi
quelques dégâts.
Pierre d'Huy est consultant international
en management de l’innovation, professeur associé au
Management Institute of Paris, enseignant au CELSA Sorbonne-Paris
IV. Dernier ouvrage paru, L’Innovation collective, Éditions
Liaisons sociales, 2003, et à paraître en février
2007, L’Imagination collective, Éditions Liaisons
sociales.
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Anatomie
d’une agonie : le gaullisme, par Paul Thibaud
Apothéose unanimiste d’une figure
et délitement continu des valeurs par celle-ci incarnées
: tel est le destin paradoxal d’une inspiration politique longtemps
située au cœur de l’histoire nationale. Un nouveau
modus vivendi entre l’État et la société française
pourra-t-il lui redonner vie ? Improbable, mais non impossible.
Paul Thibaut est philosophe, ancien directeur
de la revue Esprit.
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À propos
des sectes, par
Didier Leschi
Impossible d’évoquer le statut du religieux dans nos
sociétés occidentales sans poser la question des sectes.
Impossible de poser la question « Qu’est-ce qu’une
secte ? » sans l’éclairer à la lumière
du droit positif. Pour le médiologue comme pour le philosophe,
le dossier juridique, s’il ne dit pas l’alpha et l’oméga,
constitue un point de passage obligé, quelles que soient les
réserves à faire par ailleurs. C’est dans cet
esprit que nous publions l’instructive et originale intervention
de M. Leschi, chef du Bureau des cultes au ministère de l’Intérieur,
devant la commission d’enquête sur les dérives
sectaires de l’Assemblée nationale.
Didier Leschi est chef du Bureau central des
cultes au ministère de l’Intérieur.
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L’enfer de la
transmission,
par Sadok Hammami
Tout tient aux conditions dans le couple canonique transmission-communication.
Les médiologues européens se font plutôt les
avocats de la transmission. Dans les sociétés qu’étouffe
la tradition, l’ordre du jour s’inverse. On y réclame, à juste
titre, plus de communication. Vertu de ce côté de la
Méditerranée, erreur mortifère sur l’autre
rive…
Sadok Hammami est docteur en sciences de l’information
et de la communication de l’université Stendhal-Grenoble
III. Enseignant chercheur à l’Institut de presse et
des sciences de l’information de Tunis. Auteur de plusieurs
articles et recherches sur la communication et les médias
dans le monde arabe. |
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Inondation médiatique
et presse écrite, par Jean-Marie Charon
De tous les « médias papier », la presse est
le plus diversifié. Elle présente donc le plus large
spectre d’évolutions possibles. Si la dichotomie presse
quotidienne/presse magazine reste essentielle, il faut aussi prendre
en compte la périodicité des titres et détailler
les réponses des acteurs au défi du numérique,
entre le « tout électronique » et l’objet
magazine. La dynamique de l’offre sera sanctionnée par
les usages et les modèles économiques.
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Lettres d’un
moulin sinistré , par René Nouailhat
La lecture des Lettres de mon moulin est souvent faite bien trop
tôt pour qu’on en apprécie la richesse et les
ambiguïtés. « La mule du pape », « Le
curé de Cucugnan », « Les trois messes basses » et « L’élixir
du révérend père Gaucher » ne sont pas
les seules où Alphonse Daudet parle de religion. Mais elles
nous donnent des modèles de représentation de la religion
d’une certaine époque, et ces modèles ont beaucoup à nous
dire sur le statut contemporain des religions sans croyance.
René Nouailhat est professeur à l’Institut
de formation pour l’étude et l’enseignement des
religions qu’il a fondé en 1993 à Dijon.
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La
relation épistolaire,
par Paul Oraison
Quand on lui parle de lettre, le médiologue,
celui qui regarde le doigt plutôt que la lune, se demande aussitôt
ce que fait la police de caractères dans la réception
du message. Ou bien il suggère que le message, c’est
le papier. Ou bien il entreprend une histoire des instruments d’écriture,
ou encore de la poste, et ainsi de suite. Nous l’invitons ici à vaincre
ses préjugés pour découvrir enfin ce que la
lettre, dépouillée de ses accessoires, dit et fait.
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Truffaut,
homme de lettres, par Régis Debray
Pas étonnant que François Truffaut,
autodidacte et grand lecteur de romans, ait éprouvé le
besoin, entre deux films, de se confier par écrit, âme
et cœur. Ce qui nous en dit beaucoup sur un art oublié. |
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Pour
Voltaire , par Jacques Lecarme
Très contrastées, les réactions à l’opuscule
Aveuglantes Lumières (Gallimard, 2006). Indulgentes, côté Monde
et Marianne (Marc Fumaroli, Jean-François Colosimo). Haineuses,
côté Figaro et Le Point (Sylvain Lapaque, Jean-Paul
Enthoven). En médiologue de la chose littéraire, Jacques
Lecarme, lui, trouve encore bien du charme et de la sagesse au hideux
sourire.
Jacques Lecarme est professeur émérite
de littérature française à l’université Paris
III. Dernier livre paru : L’Autobiographie, avec Éliane
Lecarme-Tabone (Armand Colin, 2004). |
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Défaut
de correspondances, par Jacques Lecarme
Tandis que la lettre construit au fil du temps
une correspondance, une relation complète où l’attente
n’est pas étrangère à la qualité de
la jouissance, les nouveaux moyens de communication précipitent
la frustration des éjaculations précoces. |
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« Spirou », « Tintin » et « Regulus »,
par Michel Thiébaut
La culture cultivée, au mitan du dernier
siècle, n’avait que dédain pour les « illustrés ».
Comme si l’Antiquité classique ne pouvait se dire qu’en
langues mortes. Rendons à Spirou et Tintin leur pleine dignité de
serviteurs de la longue durée.
Michel Thiébaut a longtemps enseigné l’histoire
et la géographie dans un collège en zone d’éducation
prioritaire à Besançon, où il a conduit une
expérimentation sur l’éducation à l’image
(cf. Pour une éducation à l’image, Hachette/CRDP,
2002). Docteur ès Lettres, il a soutenu une thèse sur
l’Antiquité vue dans la bande dessinée d’expression
française et poursuit ses travaux sur l’imagerie d’histoire. |
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Secret-défonce,
tango pour les temps futurs
Comédie dansante en quatorze tableaux
Roger Bensky et Régis Debray
Adepte des démarches par sauts et gambades,
et ne goûtant pas moins Boris Vian que McLuhan (pour autant
qu’on puisse et doive les distinguer), notre revue, on le sait,
est ouverte à toutes sortes d’impromptus et déviances – hier
un scénario de film, aujourd’hui une farce théâtrale.
Roger Bensky est un dramaturge et un metteur
en scène américain. Régis Debray a déjà écrit
pour la scène Julien le Fidèle ou Le Banquet des démons.
Cette modeste contribution aux études de communication et
de sciences politiques est le fruit de leur gamine et joyeuse collaboration. |
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BONJOUR L'ANCÊTRE
Ici, contre l’amnnésie et la désinvolture,
un médiologue d’aujourd’hui célèbre
un maître d’hier oublié ou méconnu.
Les Idéologues ou le démon
des Lumières (1789-1830)
avec Robert Damien
Les Idéologues ? Des « démons » promis
au bûcher, disait Joseph de Maistre, qui s’y connaissait
en la matière. Ces rationalistes radicaux font plutôt
figure de dinosaures. Ils furent rationalistes comme on n’ose
plus l’être, comme on ne peut plus l’être.
Ils prétendaient fonder la certitude du bonheur sur la vérité du
savoir. Ils récusaient ainsi toute validité aux sentiments
toujours trompeurs, et ils déniaient toute influence positive
aux émotions toujours furieuses et néfastes de l’opinion.
Robert Damien est professeur de philosophie à l’université de
Nanterre. |
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SALUT L'ARTISTE
Ici, contre modes et paresses, un coup de projecteur éclaire un coin d’ombre
dans la forêt des formes actuelles.
Piotr Kowalski par Monique Sicard
Il faut passer devant le vieux mûrier, puis sous le figuier
qui penche, ceux que les voisins aimeraient tant voir abattus, suivre
l’allée, frôler les bambous, imaginer les flèches
du chemin, celles du temps, pour accéder à l’antre
Kowalski. Soit, l’atelier. Au cœur de la ville, le charme
des lieux, de bric et de broc. Ce sont les murs qui étonnent
: sculptures rigides mais formes souples, complexes, montagneuses,
attrapant le soleil, étirant les ombres. On y décèle
le « jamais vu » de matériaux nouveaux. On flaire
la mémoire : celle de surfaces de Lobatchevski, tendues comme
bulles de savon. On pressent le souvenir des années passées
au Massachusetts Institute of Technology à inventer, fabriquer
la Machine pseudo-didactique.
Monique Sicard est chercheur au centre de
recherches sur les arts et le langage de l’École des
hautes études en sciences sociales. A publié Images
d’un autre monde. La photographie scientifique, Centre national
de la photographie, 1991, et La Fabrique du regard (xve-xxe siècle). Images de science et appareils de vision, Odile Jacob, coll. « Champ
médiologique », 1998.
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UN CONCEPT
Un peu de logique s’il vous plaît. Place à une notion fondamentale
et
fondatrice sévèrement résumée. Parce que la médiologie
ne se sait pas science, elle s’exige rigueur et cohérence.
Tradition par François-Durand
Gasselin
Ce que l’on trouve au premier abord sous le terme de tradition
est un ramassis qui va de la simple habitude familiale, aux légendes
les plus diverses comme aux dogmes religieux et aux recettes de cuisine,
sans compter toutes sortes de croyances qui valent surtout pour ceux
que n’intéresse pas le contrôle scientifique.
Par conséquent, la tradition peut entrer dans le champ de
diverses disciplines (critique historique, théologie, psychologie,
mythologie, ethnologie, etc.). Il convient donc de se demander quel
est le rapport spécifique de la médiologie à la
tradition. La question peut d’ailleurs être posée
en termes plus précis : où chercher ce que la médiologie
peut apporter de spécifique – et peut-être de
neuf – à ceux qui s’interrogent sur la tradition
dans un monde qui a pris l’habitude de l’opposer à une
modernité dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle
doute d’elle-même et de sa capacité à transmettre
des valeurs ?
François-Durand Gasselin est moine
bénédictin d’En Calcat. |
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SYMPTÔMES
Ici, chacun s’en donne à cœur joie et à compte propre
sur
tel ou tel sémaphore de l’esprit du temps. |
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Noël au balcon,
par Pierre Murat
Pierre Murat est né en 1948. Professeur de lettres
en classes préparatoires à Marseille, auteur d’articles
d’histoire de l’art, de littérature et de cinéma.
A contribué à deux numéros (9 et 13) des Cahiers
de médiologie.
Du religieusement correct, par Alain Bouldoires
Alain Bouldoire est maître de conférences en sciences
de l’information et de la communication à l’université Michel-de-Montaigne
(Bordeaux III) et membre du Groupe de recherches et d’études
sur les médias (Maison des sciences de l’homme d’Aquitaine,
CEMIC).
À quoi sert le Panthéon ?, par Albert Lévy
Albert Lévy est architecte,
chercheur au CNRS. Ses recherches portent sur le projet architectural
et urbain. Dernier
livre paru : Les Machines à faire-croire. I : Formes et fonctionnements
de la spatialité religieuse, Anthropos-Economica, Paris,
2003. En préparation, La Madeleine et le Panthéon. Les machines à faire-croire.
II : Pouvoir de l’espace, pouvoir de l’image, Anthropos-Economica.
Menues mémoires, par
Antoine Perraud
Antoine Perraud est producteur à France Culture
L’image-événement, par
Daniel Bougnoux
Daniel Bougnoux est professeur émérite à l’université Stendhal-
Grenoble III.
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